J’ai acheté un vélo (qui n’existait pas)

4 Juil 2018

Dans certains pays vous pouvez faire du vélo n’importe quel mois de l’année, mais dans d’autres vous devez attendre l’été. En général, c’est à cette saison-là que les gens commencent à penser qu’ils devraient acheter un nouveau deux roues. C’était mon cas. Cet article va vous expliquer comment j’ai failli payer pour un vélo que je n’aurai jamais reçu.

Le choix du vélo est ce qui prend le plus de temps. Après avoir lu de nombreux avis et comparé de nombreuses caractéristiques, j’ai enfin trouvé le modèle parfait. La seule chose qui me restait à faire était de trouver une boutique qui vendait ce modèle. Une recherche en ligne m’a conduit à un site Internet soigné, qui non seulement vendait le vélo que je voulais, mais appliquait également une importante réduction !

Mon expérience dans tout ce qui a trait à la sécurité informatique m’a fait sentir qu’il y avait anguille sous roche, mais j’ai quand même décidé de me renseigner. Peut-être que j’avais de la chance ?

Hormis le prix extrêmement bas, rien ne semblait suspect. Après avoir choisi le vélo, j’ai été redirigé vers une procédure de paiement qui était tout à fait normale.

La première chose qui a tiré la sonnette d’alarme fut la livraison internationale : sans frais ? De l’Australie à l’Europe ? En général, les frais de livraison sont gratuits si l’entreprise et le client résident dans le même pays, voire dans la même ville. Cette situation s’applique rarement à un objet aussi conséquent qu’un vélo.

Néanmoins, j’ai tout de même décidé de terminer ce que j’avais commencé. Après avoir choisi une méthode de paiement, j’avais devant moi le formulaire habituel où je devais saisir les informations de ma carte bancaire. Je me suis dit, « rien d’extraordinaire », mais j’ai décidé de réaliser une vérification des antécédents du vendeur avant de valider ma commande, juste au cas où.

J’ai saisi le domaine de la boutique dans un service WHOIS, et j’ai découvert qu’il avait été créé seulement six jours auparavant. De plus, le propriétaire du domaine ne se trouvait pas en Australie mais en Chine. Toutes ces informations étaient suffisantes pour me convaincre qu’il s’agissait d’une arnaque. Il est indéniable que ce site était criminel, et qu’il s’agissait d’une arnaque classique : les escrocs informatiques créent une fausse boutique en ligne, attirent les victimes en promettant d’incroyables réductions avec livraison gratuite, et se volatilisent avec l’argent du paiement.

Pour aller droit au but, je n’ai pas mordu à l’hameçon et j’ai acheté un vélo ailleurs. Il s’avère que dans tous les cas, je n’aurai pas pu effectuer le paiement sur ce portail, puisque certaines banques ont déjà commencé à bloquer les transactions réalisées sur cette page. Malgré cela, il vaut mieux ne pas compter sur la réaction rapide d’une personne tierce. Par conséquent, voici ce que vous devez savoir si vous pensez acheter quelque chose en ligne :

  • N’oubliez pas de lire plusieurs opinions sur le site avant de réaliser votre achat. Si vous trouvez beaucoup de commentaires négatifs, ne prenez pas de risque, même si (ou surtout si) la réduction est attrayante, et seulement appliquée sur ce site.
  • Utilisez une solution de sécurité comme Kaspersky Internet Security, qui dispose d’une vaste base de données de sites malveillants et d’hameçonnage, et qui va vous protéger des fraudes en ligne.