Le combat pour le droit à la vie privée submerge Facebook

14 Avr 2016

Au premier trimestre 2016, un grand nombre de pays européens avait indiqué que Facebook agissait de manière irresponsable concernant la vie privée de ses utilisateurs. Le réseau social dément.

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Au début du mois de février, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a proclamé que le réseau social de Mark Zuckerberg devait cesser de traquer les personnes qui n’étaient pas sur Facebook. Une telle décision avait déjà été prise en Belgique en 2015. Les autorités néerlandaises, espagnoles et allemandes se sont aussi lancées dans leur propre enquête concernant le sujet.

Selon cette même étude du CNIL, Facebook considère que toute personne qui ouvre un compte sur un réseau social accepte les conditions d’utilisation par défaut, même si elle n’est pas connectée. Le réseau social a mis en place un cookie dans le navigateur de chaque visiteur sans leur en informer. Via ce cookie, Facebook surveille leur comportement en ligne afin de recueillir des informations utiles pour des publicités sur le web.

La CNIL accuse également Facebook de collecter des données à caractère religieux, politique et sexuel. Cette approche est selon la Commission « une violation des droits fondamentaux et intérêts des individus, y compris de leur droit au respect de la vie privée ».

Un mois plus tard, l’association des consommateurs en Allemagne a critiqué la façon dont certaines entreprises utilisaient le bouton « J’aime » pour collecter et transférer les données de navigation à Facebook sans prévenir les utilisateurs et ce automatiquement, avant même qu’un visiteur  » aime  » une page. Par conséquent, les sites allemands sont désormais contraints de supprimer ce bouton.

Dans un commentaire publié par le Daily Mail, Facebook a affirmé que ce cas est « spécifique à un site web en particulier et qu’ils avaient demandé l’autorisation au préalable à leurs utilisateurs. » Le Daily Mail a également indiqué que les statistiques recueillies par le réseau social ne pouvaient pas être utilisées pour identifier l’identité d’un tel ou un tel et que les plugins sociaux de Facebook n’étaient pas conçus pour créer des cookies pour les personnes qui n’en avaient pas encore.

Un peu plut tôt, en mars, les autorités allemandes avaient demandé au réseau social d’arrêter la fonction de la reconnaissance faciale, toujours pour des questions de confidentialité. En janvier 2016, la justice allemande a décidé de s’en prendre à son application « Friend Finder ».

Une fois mises en place, ces options permettaient au réseau social d’avoir accès à la liste des mails des contacts de l’utilisateur et d’envoyer par la suite des invitations aux personnes qui n’étaient pas encore sur Facebook. Cette pratique a été qualifiée de « harcèlement publicitaire ». De nombreux autres services en Allemagne et dans le reste du monde utilisent des méthodes similaires depuis des années. Facebook n’est donc que la partie immergée de l’iceberg.

Un des plus gros problèmes parmi ceux qu’on vient de mentionner, a eu lieu en mars dernier, lorsqu’un quotidien britannique The Independent a condamné les nouvelles fonctions du bouton « j’aime ». Le journal a indiqué que les hackers s’en servaient pour faire monter les réactions d’un post pour ensuite y insérer des liens malveillants à des publications infectées par un virus.

Comme vous avez sans doute pu le remarquer, les posts les plus populaires sont mis en avant dans le fil des actualités, c’est pourquoi le bouton « j’aime » permet aux fraudeurs de suivre le même schéma lorsqu’ils promeuvent des pages malveillantes.

Tout comme n’importe quel autre organe de presse, The Independent est certainement très bien informé sur l’algorithme de Facebook. Dommage qu’un tel article aussi bien-fondé n’obtienne pas autant de « j’aime » et de partages qu’une simple photo d’un chaton tout mignon.

Le cas de Facebook nous montre que l’époque de la liberté en ligne touche à sa fin et qu’Internet est en passe de subir des normes strictes. Compte tenu de l’intrusion de plus en plus grande du web dans notre vie privée, les gouvernements tentent d’y remédier en mettant en place des politiques de contrôle. De plus, l’humanité ne dispose pas d’une base juridique commune solide ce qui pourrait nous laisser le choix de décider tous ensemble ce qui est bon ou mauvais sur Internet.

Les autorités du monde entier se sont tout d’un coup rappelé des anciennes applications de Facebook et se battent désormais pour la vie privée, bien qu’en général elles fassent tout le contraire. L’utilisateur lui-même reste donc le premier à protéger sa vie privée et ses données personnelles.

C’est pourquoi nous vous recommandons de bien évaluer ce que vous faites et ce que vous publiez en ligne et d’installer une solution spécifique, qui vous protègera des collecteurs de données. Par exemple, Kaspersky Internet Security vous garantit le mode de navigation privée vous assurant la protection de vos données en toute sécurité.