13 juillet 2016

Dépendance à Internet : 44% des voyageurs sautent sur le Wi-Fi gratuit à peine sortis de leur avion !

Dépendance à Internet : 44% des voyageurs sautent sur le Wi-Fi gratuit à peine sortis de leur avion !


Aujourd’hui, que ce soit pour le travail ou pour surfer de manière personnelle, qui réussirait à se passer d’internet plus d’une journée ? Consulter ses emails, les réseaux sociaux, l’heure du prochain train ou vérifier son chemin… Des privilèges auxquelles nous nous sommes plus qu’accommodés et qui deviennent un vrai calvaire lorsque nous n’avons pas accès au web. Ces habitudes poussent les utilisateurs à se connecter quasi automatiquement à Internet même à l’étranger afin, par exemples, de consulter les cartes pour se repérer dans une ville visitée ou, bien entendu, de publier moult statuts et photos de leurs aventures. Un grand nombre d’entre eux n’hésitent d’ailleurs même pas à utiliser les réseaux Wi-Fi pour ne pas se voir facturer des frais d’itinérance (roaming) très élevés, quitte à mettre leur cybersécurité en danger. Basée sur une enquête réalisée auprès de 11 850 personnes en Europe, Russie, Amérique latine, Asie Pacifique et aux Etats-Unis, l’étude de Kaspersky Lab révèle entre autres que les utilisateurs lèvent leur garde et sont donc plus particulièrement victimes de cybercriminalité lorsqu’ils se trouvent à l’étranger.

wifi people

A chacun ses raisons
A peine sortis de l’aéroport, près de la moitié des personnes sont déjà connectées (44%), notamment pour indiquer à des proches qu’elles sont arrivées à bon port (69%). Près de quatre personnes sur dix (39%) disent se connecter principalement pour télécharger des informations nécessaires pour leur voyage. La pression professionnelle (38%) est un autre facteur clé, tout comme l’envie de consulter ses notifications sur les réseaux sociaux (34%). Pour une personne sur trois (34%), se connecter à Internet aussi souvent que possible est purement et simplement une démarche naturelle et instinctive

Quitte à mettre « notre vie » en péril 
Exagéré ? Pas tant que ça lorsqu’on sait que nos smartphones renferment presque toute notre vie : messages, contacts, mots de passe pour différents applications …
 
Les habitudes de connexion des utilisateurs à leur domicile les poussent quasi automatiquement à faire de même à l’étranger. Ils ne réfléchissent guère au lieu où ils se connectent, au type de connexion et aux éventuelles écoutes dont ils peuvent faire l’objet. Huit personnes sur dix (82%) se connectent ainsi à des réseaux Wi-Fi gratuits non sécurisés dans des terminaux d’aéroports, des hôtels, des cafés ou des restaurants. En outre, la moitié du panel (50%) indique oublier la plupart du temps que son appareil mobile renferme des données personnelles très sensibles, car celui-ci est utilisé pour des opérations allant bien au-delà de la prise de photos ou la consultation de cartes pour se repérer dans une ville visitée.

Les cyberattaques plus répandues que les attaques physiques !
Reste qu’une fois loin du domicile ou des réseaux dignes de confiance, le manque d’attention accordée à la sécurité profite directement aux cybercriminels. Près d’un touriste sur cinq (18%) en a déjà été victime en voyage, soit nettement plus que des délits physiques dont ont fait état 6% des personnes interrogées. Ces chiffres n’ont rien d’étonnant, dans la mesure où les habitudes digitales à l’étranger restent quasiment identiques, même en présence de réseaux publics non sécurisés. Près de la moitié des personnes interrogées indiquent consulter leur compte en banque (61%) et faire des achats en ligne (55%) grâce aux réseaux Wi-Fi lorsqu’elles se trouvent hors de leur pays. La vulnérabilité augmente d’autant selon le type d’activités en ligne à l’étranger. A titre d’exemple, une personne sur huit (13%) est davantage susceptible de poster sur les réseaux sociaux lorsqu’elle est dans un autre pays, et une sur sept (14%) reconnaît faire plus d’achats en ligne à l’aide d’une carte bancaire.

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