Selon les résultats de l'étude, les pirates exploitant les applications de rencontre constituent un sérieux obstacle pour les personnes souhaitant s’en servir. En effet, en France, 39 % des répondants n'osent pas les utiliser car ils craignent d'être dupés par des escrocs et 39 % ne font pas confiance aux personnes présentes sur les applications de rencontre (contre respectivement 38 % et 34 % à l’échelle mondiale). Pourtant, seuls 18 % des répondants dans l’hexagone (contre 15 % dans le monde entier) ont été ciblés par des cybercriminels, et 31 % de ceux qui ont été en contact avec des pirates ont réussi à éviter une attaque.

Des millions de personnes utilisent des applications de rencontre ou les réseaux sociaux pour trouver un partenaire. Mais au lieu de trouver l'âme sœur, beaucoup rencontrent des spécialistes de la manipulation qui tentent de leur soutirer de l'argent. Les fraudeurs sont attirés par les plateformes de rencontre parce qu’ils savent que leurs utilisateurs recherchent une connexion personnelle et qu’ils peuvent en tirer parti.

Parmi les différents types d'actions frauduleuses réalisées via des applications de rencontre en France, les utilisateurs ont le plus souvent été confrontés au catfishing* (60 %), à des pièces jointes ou à des liens malveillants (19 %) ou au vol de leur identité (13 %) contre respectivement 51 %, 21 % et 17 % à l’échelle mondiale.

Dans l’hexagone, les personnes qui ont réussi à éviter une attaque se sont rendues compte qu'un profil était douteux et semblait faux (48 % - contre 50 % dans le monde entier), 46 % (contre 49 % dans le monde entier) se sont méfiées et n'ont jamais accepté d'envoyer de l'argent via une application de rencontre et 52 % (contre 47 % à l’échelle mondiale) ont été alertées par des messages suspects. 14 % des répondants ont eu des soupçons lorsque le pirate a refusé d’organiser un appel vidéo contre 21 % dans le monde entier.

Le manque de confidentialité est une problématique importante pour les applications de rencontre. 17 % des répondants français (contre 26 % dans le monde entier) s'inquiètent du risque de diffusion de leurs données personnelles en ligne. Par ailleurs, 11 % des utilisateurs (contre 19 % à l’échelle mondiale) ont supprimé des plateformes de rencontre sur lesquelles ils s’étaient inscrits pour préserver la confidentialité de leurs informations personnelles. 

« Les rencontres en ligne peuvent être perçues comme une aventure risquée, car, au début, on ne sait rien de l'autre. Toutefois, il est possible de détecter certains signaux en restant vigilant et en prêtant attention au comportement de votre partenaire numérique. S'il vous demande de l'argent ou des informations personnelles dès le premier ou le deuxième jour de votre rencontre en ligne, il est préférable de vous poser la question de savoir si vous pouvez continuer à communiquer en toute sécurité. Vous pouvez également prendre des mesures de sécurité pour une expérience de rencontre en ligne plus sûre et agréable », souligne David Jacoby, security researcher chez Kaspersky.

« Toute personne qui s'inscrit sur une application de rencontre est, en principe, prête à s'ouvrir aux autres et à révéler un certain nombre d'informations personnelles. Pour faire connaissance, il faut être prêt à dévoiler quelques détails sur soi-même. Mais cette ouverture va également de pair avec une certaine vulnérabilité dont l’exploitation peut créer des blessures profondes. Lors d'une rencontre en face à face, il peut sembler plus simple de déterminer si quelqu'un a de bonnes ou de mauvaises intentions. Mais, là encore, il est possible de se tromper, car les escrocs expérimentés savent très bien masquer leurs intentions. 

« Les nouvelles technologies jouent un rôle ambivalent. D’une part, elles facilitent la communication et de nombreuses personnes savent désormais comment se protéger. D’autre part, il existe de nombreuses façons sophistiquées de les détourner.

Pour se protéger, il faut déterminer ce que le pirate recherche exactement. De l'argent ? Des données ? Une identité à voler ? Ou est-ce quelqu'un qui cherche à vous harceler ou à vous faire du chantage émotionnel ?

Dans ces situations, vous devez immédiatement retourner la question et demander à votre interlocuteur pourquoi une certaine information est si importante à ses yeux. Cela concerne les questions sur votre situation financière, votre santé, un récent événement majeur de votre vie, le nom exact de votre employeur et votre fonction dans l'entreprise, mais aussi les demandes de photos dénudées, de connexion avec vos amis ou de confidences sur vos secrets ou faiblesses, entre autres. Une grande prudence est de mise, et si un sentiment inconfortable persiste, il faut couper le contact immédiatement », expliquent les thérapeutes Birgitt Hölzel et Stefan Ruzas du cabinet munichois Liebling + Schatz.

Pour vous aider à éviter les escrocs lors de vos rencontres en ligne, Kaspersky fait les recommandations suivantes :

  • Vérifiez les paramètres de confidentialité de vos comptes de réseaux sociaux et de vos applications de rencontre pour vous assurer que les informations sensibles, comme votre adresse ou votre lieu de travail, ne soient pas rendues publiques.
  • Vous pouvez réduire le risque de doxing en effectuant une petite vérification. Tapez votre nom dans Google. Imaginez que vous essayez de trouver des informations sur vous, et voyez ce que vous pouvez découvrir. Il est possible que vous soyez surpris par le résultat de vos recherches.
  • Utilisez une solution de sécurité efficace qui offre une protection avancée sur plusieurs appareils. Kaspersky Security Cloud peut vous aider à gérer vos applications et à supprimer les autorisations non nécessaires, mais aussi vous protéger contre le phishing et d'autres menaces.
  • Ne partagez pas votre numéro de téléphone ni l'identifiant d'une application de messagerie. Il est plus sûr d’utiliser la messagerie intégrée d'une application de rencontre jusqu'à ce que vous soyez sûr de pouvoir faire confiance à la personne avec laquelle vous discutez.

Le rapport complet est disponible ici.

*Catfishing : activité trompeuse par laquelle une personne crée un personnage fictif ou une fausse identité sur un réseau social, en ciblant généralement une victime spécifique

À propos de l'étude
En juin 2021, Kaspersky a chargé Sapio de réaliser une étude en ligne auprès de plus de 18 000 personnes afin d'évaluer le rôle des applications de rencontre et de dresser un état des lieux de la technologie et des relations humaines. L'échantillon comprenait 2 000 répondants du Royaume-Uni, 1 000 des États-Unis, de France, d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie et des Pays-Bas et 500 dans chacun des pays suivants : Suisse, Autriche, République tchèque, Hongrie, Émirats arabes unis, Afrique du Sud, Turquie, Égypte, Chine, Japon, Inde, Australie, Indonésie, Brésil, Colombie, Chili, Pérou, Argentine, Mexique et Russie.
 
À propos de Kaspersky
Kaspersky est une société internationale de cybersécurité et de protection de la vie privée numérique fondée en 1997. L’expertise de Kaspersky en matière de « Threat Intelligence » et sécurité informatique vient constamment enrichir la création de solutions et de services de sécurité pour protéger les entreprises, les infrastructures critiques, les autorités publiques et les particuliers à travers le monde. Le large portefeuille de solutions de sécurité de Kaspersky comprend la protection avancée des terminaux ainsi que des solutions et services de sécurité dédiés afin de lutter contre les menaces digitales sophistiquées et en constante évolution. Les technologies de Kaspersky aident plus de 400 millions d’utilisateurs et 240 000 entreprises à protéger ce qui compte le plus pour eux. Pour en savoir plus : www.kaspersky.fr.

La suspicion au rendez-vous : 39 % des Français n'ont jamais utilisé d'applications de rencontre par peur des cyberpirates

Une récente étude internationale commanditée par Kaspersky, évalue le rôle des applications de rencontre et dresse un état des lieux entre technologie et relations humaines
Kaspersky Logo