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La diffusion rapide des technologies Internet expose les femmes et les filles à un risque accru d’être victime de violence numérique à l’égard des femmes, y compris la violence commise en ligne et au moyen de la technologie

“La violence en ligne n’est que la continuation de la violence hors ligne contre les femmes et les filles. La violence à l’égard des femmes qui se produit hors ligne chaque jour est largement amplifiée, propagée et aggravée dans le monde en ligne et par les nouvelles technologies. Nous, au GREVIO, nous ne pouvions pas ignorer ces faits et l’année dernière, nous avons publié notre première recommandation générale sur la dimension numérique de la violence à l’égard des femmes. Avec cette recommandation, nous proposons une liste de mesure que les États parties peuvent prendre pour appliquer les normes de la Convention d’Istanbul plus spécifiquement aux nombreuses formes numériques de violence que les femmes et les filles subissent.”

 Iris Luarasi, President of GREVIO

L’internet et les technologies connexes peuvent contribuer au contrôle coercitif, surtout dans les relations où la violence est déjà présente hors ligne.

En Europe,70% des femmes victimes de cyberharcèlement ont également subi au moins une forme de violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime. En outre, le dernier  rapport de Kaspersky montre que dans l’Union européenne, l’Allemagne, l’Italie, la France et l’Espagne sont parmi les pays les plus touchés par le stalkerware.

En réponse à cette crise croissante de la cyber violence à l’égard des femmes, le projetDeStalk, cofinancé par le programme Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs de l’Union européenne, a contribué à accroître les connaissances et les capacités techniques des professionnels et institutions concernés, ainsi que leur collaboration, pour adresser le harcèlement et la cyber violence.

“Alors que les technologies numériques offrent aux femmes et aux filles qui ont survécu à la violence sexiste la possibilité d’accéder à de l’aide et au soutien, le paradoxe est que la même technologie est utilisée à mauvais escient pour étendre le contrôle coercitif. Le chevauchement élevé entre le cyberharcèlement et la violence et les abus par contact physique, montre que la dimension numérique de la violence sexiste est encore une autre forme de violence à l’égard des femmes qui atteint presque partout. Le projet DeStalk relève ce défi en rassemblant les connaissances de la technologie avancée au développement des compétences, pour prévenir et répondre à la dimension numérique de la violence à l’égard des femmes.” Dean Ajduković, president du réseau européen WWP

•             Le consortium DeStalk a développé une plateforme innovante d’apprentissage en ligne pour former les professionnels des services de soutien aux femmes et des programmes pour auteurs d’actes de violence, ainsi que les fonctionnaires des autorités publiques. Le cours d’apprentissage en ligne a été très populaire parmi les groupes cibles et le nombre maximal de participants a été atteint : plus de 130 participants ont déjà finalisé avec succès le cours, tandis que plus de 80 professionnels supplémentaires devraient le finaliser dans les prochains mois et réitérer leur participation dans l’année qui suit.

•          De plus, les partenaires ont développé de nouveaux outils et mis à jour ceux déjà disponibles, pour soutenir le travail des programmes pour auteurs d’actes de violence et des services d’aide aux victimes, ceux-ci ont été compilés dans un parcours de formation. Plus de 220 praticiens traitant de la violence basée sur le genre dans leur travail quotidien ont suivi le parcours de formation et ont acquis un savoir-faire partagé sur les procédures et instruments efficaces.

•          Enfin, l’équipe de DeStalk élabore des lignes directrices et des modèles pour les institutions et les organisations afin de mener une campagne régionale de sensibilisation, pour mettre fin à la violence numérique à l’égard des femmes. DeStalk sensibilise le grand public aux répercussions négatives des cyber-abus et sur la manière de se protéger.     

Compte tenu du grand intérêt par les praticiens et de la récente impulsion politique européenne, l’événement en ligne de DeStalk “Tackling the digital dimension of violence against women" réunira, le 16 décembre 2022, des experts des domaines de compétence pertinents, afin de stimuler le dialogue transversal et la coopération entre les principales parties prenantes. Un panel composé d’entités de recherche et de cybersécurité, d’autorités publiques et des organismes d’application de la loi, d’experts en matière de violence basée sur le genre et de praticiens des services, partagera son expérience et son approche et interagira avec les participants. En outre, les partenaires du projet partageront les résultats de DeStalk, décrivant comment les écosystèmes régionaux peuvent poursuivre la mise en œuvre de l’action et intégrer les résultats dans leur stratégie locale de lutte contre la cyberviolence.

 

“Nous sommes ravis de voir le succès du cours d’apprentissage en ligne DeStalk sur la cyberviolence et les stalkerwares. Le cours, que nous avons développé avec nos partenaires experts de la recherche et de l’éducation, des organisations de la société civile et des autorités gouvernementales, comble un manque de connaissances parmi les professionnels travaillant dans le domaine de la violence domestique. Comme la lutte contre la violence numérique est de la plus haute importance, nous aimerions aider d’autres organisations à reproduire les efforts que nous avons entrepris. À cette fin, nous sommes honorés de partager notre expertise et nos expériences du projet avec le public lors de la conférence en ligne DeStalk le 16 décembre” Christina Jankowski, directrice principale des relations extérieures, Kaspersky

L’événement aura lieu en ligne le vendredi 16 décembre 2022 de 9h30 à 12h30 CET, et se déroulera en anglais, avec sous-titrage en anglais. La participation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire.

Plus d’info: https://www.work-with-perpetrators.eu/destalk

Contact:

·         Berta Vall Castelló – coordinateur de projet - Blanquerna - bertavc@blanquerna.url.edu  

·         Dimitra Mintsidis – diffusion du projet - WWP European Network - d.mintsidis@work-with-perpetrators.eu 


Le consortium de projets de l’UE “DeStalk” partage des informations pratiques sur la manière de lutter contre la violence numérique à l’égard des femmes

À ce jour, le projet DeStalk a formé plus de 350 praticiens traitant de la violence sexiste pour lutter efficacement contre les stalkerwares et les autres formes numériques de violence fondée sur le genre. Le 16 décembre 2022, les partenaires de DeStalk partageront des informations pratiques sur la façon de renforcer les connaissances et les capacités des parties prenantes et des praticiens, en combinant l’expertise de la communauté de la sécurité informatique, des organisations de recherche et de la société civile et des autorités publiques, pour lutter contre la violence sexiste numérique.
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