Une injection SQL est une forme de cyberattaque lors de laquelle un pirate utilise un morceau de code SQL (« Structured Query Language », langage de requête structurée) pour manipuler une base de données et accéder à des informations potentiellement importantes.

C'est l'un des types d'attaques les plus répandus et menaçants, car il peut potentiellement être utilisé pour nuire à n'importe quelle application Web ou n'importe quel site Web qui utilise une base de données SQL.

Les attaques majeures contre Sony Pictures et Microsoft sont des exemples frappants parmi d'autres.

Comment fonctionne l'injection SQL?

Dans le cadre des processus logiciels standard, une requête SQL est essentiellement une demande envoyée à une base de données (un référentiel d'informations informatisé) pour un certain type d'activité ou de fonction telle qu'une requête de données ou l'exécution d'un code SQL.

C'est par exemple le cas lorsque les informations de connexion sont envoyées via un formulaire Web pour permettre à un utilisateur d'accéder à un site.

Généralement, ce type de formulaire Web est conçu pour accepter seulement des types de données très spécifiques, tels que le nom et/ou le mot de passe. Lorsque ces informations sont ajoutées, elles sont vérifiées par rapport à une base de données et, si elles correspondent, l'utilisateur est autorisé à entrer. Dans le cas contraire, il est privé d'accès.

Des problèmes potentiels peuvent survenir, car la plupart des formulaires Web ne disposent d'aucun moyen pour arrêter la saisie d'informations supplémentaires sur les formulaires. Les pirates peuvent exploiter cette faille et utiliser les boîtes de saisie du formulaire pour envoyer leurs propres demandes vers la base de données. Cela pourrait potentiellement leur permettre d'effectuer plusieurs types d'activités malveillantes, allant du vol de données sensibles à la manipulation d'informations de la base de données à leurs propres fins.

Un problème croissant

En raison de la prévalence de sites Web et de serveurs qui utilisent des bases de données, la méthode d'attaque par injection SQL est l'un des types de cyberattaque les plus anciens et les plus répandus.

Plusieurs développements au sein de la communauté des pirates ont augmenté le risque de ce type d'attaque, notamment l'émergence de programmes d'injection SQL automatisés.

Disponibles gratuitement auprès de développeurs open-source, les programmes d'injection SQL automatisés permettent aux cybercriminels de lancer automatiquement des attaques en seulement quelques minutes. Ils peuvent ainsi accéder à l'ensemble des tableaux ou des colonnes de la base de données d'un simple clic, avec un seul processus d'attaque.

Prévention

Plusieurs façons de prévenir ces types d'attaques existent, notamment l'utilisation d'un pare-feu d'application Web, comme les pare-feu disponibles dans plusieurs solutions de sécurité Kaspersky Lab. Une autre mesure préventive consiste à créer plusieurs comptes d'utilisateur pour la base de données afin que seuls les individus spécifiques et de confiance puissent accéder à la base de données.

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