La situation sanitaire mondiale en 2019-2020 a fait évoluer la façon dont le grand public perçoit la médecine. Les organismes se sont adaptés à cette nouvelle donne, si bien qu’ils sont aujourd’hui 56 % à prévoir d’augmenter leurs investissements dans la télémédecine et les soins à distance. En France, nous avons constaté une montée en puissance des plateformes numériques sur lesquelles s’appuie le gouvernement pour la vaccination ainsi que pour le développement des consultations à distance. La télémédecine est également au centre de la loi relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, alors que la stratégie #MaSanté2022 doit être mise en œuvre cette année. En France, la transition vers la télémédecine s’est plus fortement accélérée pendant la pandémie qu’au cours des 10 années précédentes.

Kaspersky a interrogé des responsables sanitaires du monde entier afin de connaître l’avancée de la transformation numérique du secteur et les problèmes à résoudre, afin de créer un monde où chacun aurait accès rapidement à des soins de qualité pour un prix abordable.

La téléconsultation est considérée comme un plus dans l’univers du soin mais les patients ne sont pas encore prêts à sacrifier le présentiel

Notre étude indique que, pour 65 % des responsables européens interrogés, c’est au cours des cinq prochaines années que la télémédecine apportera la plus grande plus-value au secteur. Elle offre un cadre pratique et intéressant : disponibilité immédiate, réduction des contaminations entre les patients et le personnel soignant, possibilité de traiter plus de personnes en moins de temps...

Il faut un certain temps pour que ces aspects positifs soient intégrés à la pratique médicale ; le remplacement du rendez-vous en présentiel par la téléconsultation sera plus facilement accepté dans certains pays que dans d’autres. En Europe, 40,5 % des organismes reconnaissent que la plupart de leurs patients trouvent la téléconsultation plus pratique et donc plus intéressante. En France, ils ne sont qu’un tiers (33 %) à être de cet avis, alors même que la pandémie et la désertification médicale plaident en faveur de la télémédecine. Parmi les autres avantages de cette pratique, citons le gain de temps, d’effort et d’argent apporté par les nouvelles technologies, ou encore la possibilité de consulter un spécialiste reconnu.

Ces aspects, couplés à la situation sanitaire mondiale, ont accru la demande de services à distance par les patients, tous âges confondus. Contrairement au stéréotype de la personne âgée réticente aux nouvelles technologies, seulement 48 % des organismes européens indiquent que la majorité de leurs patients en téléconsultation ont moins de 50 ans.

Le service de prédilection en Europe est le suivi à distance de la santé du patient par des dispositifs connectés (47 %), suivi par la télémédecine synchrone (= avec interaction) (44 %). Cette dernière inclut une phase de communication en temps réel avec les patients (par chat ou visioconférence) puis un suivi à distance via une application ou un objet connecté (montre etc.), par exemple. Suit ensuite la technologie de télémédecine asynchrone (=sans interaction, avec des données stockées et transmises entre patients et professionnels de santé) pour laquelle les données du patient sont collectées et stockées dans une plateforme de cloud sécurisée, en vue de leur utilisation par un professionnel de santé.

Craintes relatives à la sécurité des données sensibles

Malgré cela, 66 % des professionnels de santérépondants ont déjà eu des patients refusant de parler à un soignant par visioconférence, et 43 % ont vu des personnes refuser la télémédecine pour protéger leurs données ou leur vie privée. Parmi les autres raisons invoquées figurent la défiance globale vis-à-vis de la télémédecine (19 %), le refus d’être en vidéo (28 %) et l’absence d’équipement adéquat (21 %).

Les patients ne sont pas les seuls à s’inquiéter pour leur vie privée : 76 % des organismes de santé européens interrogés déclarent que des membres du personnel se sont inquiétés quant à la protection des données des patients lors des téléconsultations, et seulement 31 % des sondés ont confiance dans les mesures de sécurité prises.

« La confiance est un des piliers du secteur médical. Aujourd’hui, alors que de plus en plus d’établissements médicaux misent sur la technologie et le numérique pour renforcer leur offre de services, les patients veulent avoir l’assurance que leurs données médicales seront bien protégées. Autrement dit, le niveau de confiance dans le secteur est directement corrélé à la capacité des organismes à garantir la sécurité des données sensibles collectées, partagées et stockées. La rapidité et la complexité des évolutions font de la santé un secteur plus intéressant aux yeux des cybercriminels. Il est maintenant temps pour les acteurs de la santé d’inscrire la cybersécurité en haut de leurs priorités. Ils ont tout intérêt à évaluer l’état actuel de leurs défenses afin d’adopter la solution et les outils les plus pertinents. Ils contribueront ainsi à créer un avenir où la distance et les craintes de piratage ne seront plus des obstacles, un monde où chacun a droit à des soins médicaux de qualité », explique Evgeniya Naumova, Executive Vice President, Corporate Business, Kaspersky.

L’étude confirme l’importance de la sécurité dans la télémédecine, pour les organismes de santé comme pour les patients. Préserver leurs données sensibles doit être la priorité de tout organisme de santé. Kaspersky a établi une liste de recommandations pour aider les établissements de santé à atteindre un niveau de cybersécurité élevé :

·        Sensibiliser aux questions de sécurité les employés ayant accès aux données personnelles des patients. La formation doit couvrir les pratiques les plus essentielles : bonne utilisation des mots de passe, sécurité des e-mails, utilisation de messagerie privée et navigation sécurisée sur Internet.

·        La popularité croissante des services de télémédecine a généralisé l’utilisation des ordinateurs et des outils informatiques en général. Les solutions de sécurité permettent de contrôler les infrastructures informatiques complexes et de s’assurer que tous les appareils connectés au réseau de l’entreprise sont protégés.

·        Ne pas négliger la protection des dispositifs médicaux à puces embarquées. Leur capacité opérationnelle est généralement très faible, dédiée à une tâche spécifique. Les solutions de sécurité pour systèmes embarqués doivent répondre aux dernières menaces tout en étant compatibles avec du matériel peu performant. 

·        Utilisez un pare-feu pour vous défendre contre les menaces extérieures. Vos serveurs web seront ainsi protégés vis-à-vis des différents programmes malveillants, y compris virus, ransomwares et chevaux de Troie

Le rapport complet, avec des informations détaillées sur l’état actuel du secteur de la télémédecine, est disponible sur demande. 

À propos de Kaspersky

Kaspersky est une société internationale de cybersécurité et de protection de la vie privée numérique fondée en 1997. L’expertise de Kaspersky en matière de « Threat Intelligence » et sécurité informatique vient constamment enrichir la création de solutions et de services de sécurité pour protéger les entreprises, les infrastructures critiques, les autorités publiques et les particuliers à travers le monde. Le large portefeuille de solutions de sécurité de Kaspersky comprend la protection avancée des terminaux ainsi que des solutions et services de sécurité dédiés afin de lutter contre les menaces digitales sophistiquées et en constante évolution. Les technologies de Kaspersky aident plus de 400 millions d’utilisateurs et 240 000 entreprises à protéger ce qui compte le plus pour eux. Pour en savoir plus : www.kaspersky.fr

Télésanté : outil indispensable de la transformation numérique de la santé. Quels risques et quelles réticences parmi les professionnels en Europe ?

D’après une nouvelle étude de Kaspersky réalisée auprès de 99 grands prestataires de services médicaux dans 12 pays européens (dont la France), 92 % des organisations médicales disposent déjà de services de télémédecine, et 44 % d’entre elles (66 % en France !) ont commencé à les utiliser à la suite de la pandémie. Dans le même temps, 43 % des sondés ont déjà été confrontés à des patients refusant d’utiliser ces services pour des raisons de sécurité.
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