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  • Kaspersky dévoile deux études sur l’orientation des Français de 18 à 25 ans menées en 2020.
  • Ces études analysent leurs critères de choix, leurs sources d’information ainsi que leur appétence pour les secteurs du numérique et de l’informatique.
  • Le secteur de la cybersécurité est encore trop méconnu et peu attractif pour les jeunes Français.
  • En novembre 2020, seuls 35 % des Français de 18 à 25 ans avaient déjà entendu parler des enjeux et opportunités offertes par le secteur de la cybersécurité.
  • 50 % des jeunes sont persuadés qu’il faut un excellent niveau de mathématiques pour se lancer dans une carrière en cybersécurité.

Alors que la plateforme nationale de formulation des vœux d’orientation Parcoursup accueillera dès la semaine prochaine les futurs bacheliers ainsi que les étudiants en première année d’études supérieures, les jeunes Français font preuve de grandes difficultés à choisir leur orientation. Le manque de visibilité sur la réalité du monde de l’emploi, l’ancrage trop théorique des formations ou encore les idées reçues vis-à-vis de certaines formations et professions rendent particulièrement difficiles ces choix, qui tendent alors à se standardiser depuis plusieurs années. La santé, le droit, le commerce sont ainsi souvent plébiscités au détriment de l’informatique. Et si cette année, on faisait le choix de la cybersécurité ?

Pour comprendre la manière dont les étudiants post-bac et jeunes actifs Français de 18 à 25 ans perçoivent et appréhendent leur orientation ainsi que leur appétence et connaissance des métiers du numérique dont ceux de la cybersécurité, Kaspersky a mené deux études, en janvier[1] et novembre[2] 2020. Si en fin d’année 2020, près de 64 % des répondants admettaient qu’ils ne savaient pas ce qu’ils souhaitaient faire comme choix d’orientation, ce flou semble être encore plus présent que les années précédentes. Mais cela ne serait pas uniquement dû au contexte sanitaire actuel. En effet, en janvier 2020, 52 % des répondants répondaient avoir vécu une situation de confusion identique. 19% des sondés de novembre dernier ont également admis n’être pas certains d’avoir fait le bon choix d’orientation.

Face à ces incertitudes, les jeunes Français sont nombreux à s’informer auprès de leurs familles en premier lieu (44 %), afin de recueillir des informations sur les différents métiers et aussi sur la réalité du marché du travail. Le contexte économique et social actuel ayant bouleversé plusieurs secteurs d’activité, les 18-25 ans français sont plus d’un tiers (36 %) à repenser leurs choix pour l’avenir suite aux différentes périodes de confinement de l’an passé. Certaines carrières apparaissent moins porteuses d’opportunités aujourd’hui et le taux d’employabilité est de plus en plus souvent un critère de sélection (36 % des répondants). Toutefois, l’intérêt pour le métier demeure premier pour plus de 2 jeunes Français sur 3 (61 %). Aussi, si l’idée du métier « passion » est quelque peu remise en question, les répondants semblent encore aujourd’hui plus attachés à leurs projets d’avenir qu’à la réalité pécuniaire du marché de l’emploi.

S’informer pour faire « le choix d’une vie » : entre déterminismes sociaux et manque de lisibilité de l’offre

Les étudiants sont le plus souvent sensibilisés aux questions d’orientation en classe de 3ème (35 %) et de 4ème (28 %), notamment à l’occasion du stage d’observation obligatoire lors de la dernière année de collège en France. Si cette première incursion dans le milieu professionnel permet à certains élèves de mieux comprendre les enjeux de « la vie d’adulte », cette expérience n’est toutefois pas toujours en lien avec leurs aspirations, mais souvent inspirée par la famille, premier cercle d’information sur l’orientation pour près de la moitié des répondants.

L’Education nationale, les conseillers d’orientation quant à eux, arrivent en troisième position du classement des sources d’information sur l’orientation. Si 31 % des jeunes actifs considèrent que l’école et leurs professeurs les ont aidés dans la construction de leur plan d’orientation, beaucoup s’accordent toutefois à dire qu’ils ne savaient pas ce qu’ils souhaitaient faire au moment du choix de leur cursus étudiant ou professionnel et qu’ils manquaient de témoignages professionnels pour faire un choix.

Les étudiants s’informent via plusieurs biais, toutefois il est essentiel de noter que l’orientation est souvent l’objet d’une prédétermination familiale : il n’est en effet pas rare que le cercle familial ait véhiculé certains stéréotypes sur les métiers, qu’ils soient de genre, de statut socio-économique ou encore d’origine ethnique. Ce pragmatisme social n’aide pas la cause des « nouveaux emplois » encore peu connus par les parents et ainsi peu valorisés, et favorise les métiers dits « traditionnels ».

Des choix d’orientation qui se ressemblent, année après année

D’après les résultats de l’étude menée en janvier 2020, seuls 18 % des Français âgés de 18 à 25 ans déclaraient avoir envisagé une carrière dans l’informatique au moment de la formulation de leurs vœux d’orientation. Un chiffre en hausse en novembre, puisqu’1 répondant sur 4 déclare désormais s’y intéresser. Parmi eux, 21 % ont indiqué que cet intérêt nouveau était né après le premier confinement, qui a notamment mis en lumière l’importance du numérique dans le quotidien de chacun. Cette nouvelle vision des métiers de l’informatique et du numérique a notamment été favorisée par la démocratisation du télétravail et la virtualisation de l’école (46 %), la dématérialisation des gestes du quotidien et les nouvelles applications mobiles (44 %) et aussi par la recrudescence des offres d’emploi dans ces secteurs (35 %).

Les jeunes Français qui se disent attirés par les métiers du numérique et de l’informatique plébiscitent notamment le développement de logiciels (29 %), l’administration des réseaux et les télécoms (26 %), l’intelligence artificielle (21 %) ou encore le développement de jeux vidéo (18 %). Des possibilités de carrières qui ne représentent pas la totale diversité des métiers de cette industrie et en omettent, notamment ceux de la cybersécurité, très souvent évoqués au cours de l’année 2020 mais autour desquels des idées préconçues demeurent.

La cybersécurité : connue ou méconnue ?

Ces derniers mois, les enjeux de la cybersécurité ont fortement gagné en visibilité, et ce, notamment parce que de nombreuses entreprises ont fait l’objet d’attaques par ransomwares (ou rançongiciels). Pour autant, les entreprises ne semblent pas avoir totalement intégré les enjeux stratégiques de la cybersécurité et de l’importance de la protection des données, des systèmes d’information, ce qui favorise la méconnaissance des opportunités offertes dans ce secteur.

Aussi, malgré son importance dans une société aussi numérique que la nôtre, le secteur de la cybersécurité reste encore largement méconnu du grand public et des jeunes générations en particulier : en novembre 2020, seuls 35 % des jeunes Français de 18 à 25 ans avaient déjà entendu parler des enjeux et opportunités offertes par le secteur de la cybersécurité. Cela ne représente qu’une augmentation de 5 points par rapport à janvier 2020, alors même que 60 % des sondés ayant connaissance des enjeux et opportunités de la cybersécurité déclarent que cette dernière a pourtant été plus visible et audible entre avril et novembre 2020 qu’auparavant.

Si la cybersécurité peine à susciter les vocations, pour les répondants, ces métiers sont toutefois perçus comme utiles à la société (53 %), bénéficiant d’un nombre élevé d’offres d’emploi (34 %), comme étant rémunérateurs (33 %) et tout aussi accessibles aux femmes qu’aux hommes (88 %). Mais alors où est la faille ?

Comme tout secteur d’activité, la cybersécurité n’échappe pas aux à priori et aux stéréotypes sur les compétences qui doivent être mobilisées. Les jeunes Français sont nombreux à penser que des compétences poussées en informatique (81 %), en mathématiques (50 %) et en statistiques (36 %) sont requises et constituent le socle de compétences fondamentales pour cette orientation. Les matières dites littéraires sont donc reléguées au second plan comme le droit (39 %), la géopolitique (28 %) ou encore la linguistique (24 %). Pourtant, les experts en informatique actuels sont unanimes sur le sujet : les compétences qui ressortent principalement en cybersécurité sont la créativité, la persévérance, la curiosité et la logique. Des compétences qui se développent au fil de l’eau et ne sont pas toujours liées à des enseignements scolaires.

« Les deux études menées l’an passé nous ont permis de prendre conscience du chemin parcouru et de celui qui s’entrouvre maintenant devant nous. L’orientation demeure un sujet épineux, et les diverses crises économiques et sociales mettent en difficulté les plus jeunes dans leurs choix. Néanmoins, cette situation n’a pas émergé hier : depuis des années, la demande de talents dans certaines filières, dont la cybersécurité est exponentielle par rapport au nombre de personnes en formation. Or, l’enjeu est depuis toujours, et dans chaque industrie, de former les jeunes aux métiers de demain. Il est de notre devoir, en tant qu’entreprise experte sur le segment de la cybersécurité, d’accompagner vers une meilleure compréhension de ces métiers et de leur place dans le monde professionnel futur. Il apparaît essentiel pour nous de commencer par déconstruire les stéréotypes qui entourent nos métiers, notre industrie, pour les rendre plus accessibles à tous. Il est important d’informer au mieux les jeunes générations sur ce que le monde peut leur offrir et sur ce qu’ils peuvent eux-mêmes créer. Les déterminismes sociaux ne doivent plus dominer autant et la possibilité d’expérimenter de nouvelles activités, de découvrir de nouveaux domaines doit être offerte à tous », déclare Bertrand Trastour, Directeur Général de Kaspersky France, Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre.

A propos de Kaspersky

Kaspersky est une société internationale de cybersécurité fondée en 1997. L’expertise de Kaspersky en matière de « Threat Intelligence » et sécurité informatique vient constamment enrichir la création de solutions et de services de sécurité pour protéger les entreprises, les infrastructures critiques, les autorités publiques et les particuliers à travers le monde.

Le large portefeuille de solutions de sécurité de Kaspersky comprend la protection avancée des terminaux ainsi que des solutions et services de sécurité dédiés afin de lutter contre les menaces digitales sophistiquées et en constante évolution. Les technologies de Kaspersky aident plus de 400 millions d’utilisateurs et 250 000 entreprises à protéger ce qui compte le plus pour eux. Pour en savoir plus : www.kaspersky.fr

[1] Etude YouGov pour Kaspersky France, menée du 09 au 14 janvier 2020 auprès de 1004 étudiants post-bacs et jeunes actifs de 18 à 25 ans.

[2] Etude YouGov pour Kaspersky France, menée du 30 octobre au 05 novembre 2020 auprès de 1001 étudiants post-bacs et jeunes actifs de 18 à 25 ans.

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