
Le navigateur Tor et une application VPN visent un objectif similaire. Tous deux empêchent le site que vous visitez de voir votre véritable adresse IP, et empêchent votre fournisseur d’accès Internet de savoir quelles pages vous consultez. Là où ils diffèrent, c’est dans la façon dont ils cachent votre trafic — et cette différence détermine lequel vous convient le mieux.
Voici comment chacun fonctionne, ce que chacun protège et comment faire le choix Tor vs VPN.
Quelle est la différence entre Tor et un réseau privé virtuel ?
Le navigateur Tor fait transiter votre trafic par plusieurs relais gérés par des bénévoles avant d’atteindre un site web. Un VPN fait transiter votre trafic par un seul serveur géré par votre fournisseur, ce qui est plus rapide mais implique de faire confiance à une seule entreprise.
L'essentiel à retenir :
- Tor achemine votre trafic via plusieurs relais bénévoles, de sorte qu’aucun relais unique ne voit à la fois votre identité et votre destination.
- Un VPN fait passer le trafic qu’il couvre par le serveur d’un fournisseur, ce qui est plus rapide mais place votre confiance dans ce fournisseur.
- Le streaming, les jeux en ligne et les gros téléchargements fonctionnent généralement mieux via un VPN que sur le réseau Tor.
- Le navigateur Tor convient aux navigations sensibles et aux sites en .onion lorsque l’anonymat prime sur la commodité.
- Aucune option ne vous rend anonyme si vous vous connectez à des comptes qui vous identifient.
- Utiliser les deux simultanément augmente les délais et n’améliore que rarement la confidentialité pour les utilisateurs quotidiens.
Tor vs VPN en un coup d’œil
Le tableau ci‑dessous compare point par point le navigateur Tor et un VPNs, de leur chiffrement et vitesse jusqu’au coût et à la facilité d’utilisation.
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Tor |
VPN |
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|---|---|---|
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Fonctionnement |
Le trafic passe par trois relais bénévoles choisis au hasard |
Le trafic transite par un serveur géré par votre fournisseur |
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Chiffrement |
Chiffrement en couches entre vous et le nœud de sortie |
Tunnel chiffré entre votre appareil et le serveur VPN |
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Confidentialité et anonymat |
Conçu pour l’anonymat : aucun relais unique ne voit les deux extrémités |
Conçu pour la confidentialité, mais le fournisseur peut voir les deux extrémités |
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Vitesse |
Plus lente, car le trafic suit un chemin plus long |
Proche d’une navigation normale avec un bon fournisseur |
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Couverture du trafic |
Seulement ce qui passe par le navigateur Tor par défaut |
Généralement toutes les applications de l’appareil |
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Coût |
Gratuit |
Généralement par abonnement, et les offres gratuites sont souvent limitées |
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Facilité d’utilisation |
Téléchargez le navigateur et c’est parti, bien que certains sites bloquent le trafic Tor |
Installez une application, choisissez un serveur, connectez‑vous |
En quoi Tor et un VPNs diffèrent‑ils d’un serveur mandataire ?
VPNs et Tor chiffrent tous deux le trafic, tandis que la plupart des proxys n’ajoutent pas leur propre chiffrement. Un serveur mandataire peut masquer votre adresse IP aux sites que vous visitez, mais il n’offre pas le même modèle de confidentialité qu’un VPN ou Tor.
Un serveur mandataire récupère des pages web pour vous, de sorte que le site voit l’adresse IP du proxy plutôt que la vôtre. La plupart des proxys réacheminent le trafic depuis une seule application ou un seul navigateur et s’arrêtent là : tout ce que vous envoyez sur une connexion non chiffrée peut rester lisible pour quiconque surveille le réseau.
Un VPN ajoute du chiffrement et en général couvre toutes les applications de l’appareil, bien que votre fournisseur puisse toujours voir où vous allez. Tor va plus loin en répartissant le trajet sur trois relais, de sorte que le relais qui voit votre adresse IP n’est pas celui qui voit le site que vous visitez.
Comment fonctionne Tor ?
Tor envoie votre trafic par trois relais avant qu’il n’atteigne un site web. Chaque relais est géré par une personne ou une organisation différente, de sorte que votre adresse et votre destination n’atteignent jamais le même relais.
Les relais sont des serveurs exploités par des particuliers, des universités et des associations qui donnent de la bande passante. Plusieurs milliers sont en fonctionnement dans le monde, et aucune organisation unique ne possède le réseau. Il n’existe pas d’organe central qu’un tribunal pourrait contraindre à fournir un enregistrement complet de qui l’a utilisé.
Votre trafic est enveloppé dans trois couches de chiffrement avant de quitter votre appareil, d’où le nom routage en oignon. Le relais d’entrée, parfois appelé guard, voit votre adresse IP mais pas votre destination. Le relais intermédiaire ne voit ni l’une ni l’autre des extrémités, seulement le relais précédent et le suivant. Le nœud de sortie retire la dernière couche et transmet votre requête au site : il voit donc la destination mais pas vous. Le site enregistre l’adresse IP du nœud de sortie plutôt que la vôtre.
Le trafic quittant le nœud de sortie n’est plus encapsulé par le chiffrement de Tor, donc la personne qui gère ce relais peut lire tout ce que vous envoyez en clair via HTTP. HTTPS maintient le chiffrement sur ce dernier tronçon, c’est pourquoi le navigateur Tor impose HTTPS quand un site le supporte.
Le navigateur Tor est la manière la plus courante d’accéder au réseau. Vous le téléchargez, l’ouvrez, et votre navigation passe par Tor sans configuration supplémentaire.
Comment fonctionne un VPN ?
Un VPN, ou réseau privé virtuel (VPN), construit un tunnel chiffré entre votre appareil et un serveur géré par le fournisseur du VPN. Votre trafic transite par ce serveur, de sorte que les sites voient l’adresse IP du serveur plutôt que la vôtre.
Votre application VPN ouvre le tunnel dès que vous vous connectez. Dès lors, votre fournisseur d’accès peut voir que vous êtes connecté à un serveur VPN. Tant que le tunnel est actif, il ne devrait pas voir quelles pages vous chargez ni ce que vous leur envoyez. Les sites que vous visitez voient une adresse de serveur qui peut se trouver dans un autre pays.
La plupart des applications VPN fonctionnent au niveau du système d’exploitation, ce qui peut couvrir votre navigateur, votre client mail et tout ce qui tourne en arrière‑plan plutôt qu’une seule fenêtre à la fois.
Votre fournisseur VPN peut voir votre adresse IP réelle et des informations sur les destinations auxquelles vous vous connectez, ce qui fait du fournisseur un point de confiance important.
Lequel est meilleur pour la confidentialité : Tor ou un VPN ?
Tor offre généralement une anonymisation plus solide, car un relais connaît votre adresse et un relais différent connaît votre destination. Un VPN peut masquer votre activité à votre ISP et l’adresse IP des sites, mais le fournisseur peut voir les deux.
Trois mots sont parfois employés indifféremment ici, alors qu’ils signifient des choses différentes :
- Confidentialité empêche les autres de voir ce que vous faites.
- Anonymat empêche les autres de savoir qui le fait.
- Sécurité empêche que vos données soient lues ou altérées en transit.
Avec un VPN, votre ISP voit du trafic chiffré se dirigeant vers un serveur VPN. La destination voit le serveur VPN. Votre fournisseur VPN peut connaître votre adresse IP réelle et des informations sur les destinations consultées. La mesure dans laquelle ces activités sont enregistrées dépend des pratiques de journalisation du fournisseur et de sa manière de répondre aux demandes légales.
Tor répartit ces informations entre trois opérateurs distincts au lieu de les confier à une seule société. Un adversaire bien doté en ressources, comme une agence gouvernementale surveillant le trafic aux deux extrémités du réseau, peut toutefois faire l’exception : il peut tenter de faire correspondre le moment et la taille des paquets entrants et sortants pour identifier un utilisateur.
Aucune des deux solutions ne vous rend anonyme à elle seule. Si vous vous connectez à un compte de messagerie, le site sait qui vous êtes, peu importe la façon dont votre trafic a été acheminé. Les connexions aux comptes, les cookies et le fingerprinting du navigateur exposent des informations personnelles identifiables (PII) (PII) que ni Tor ni un VPN ne peuvent masquer.
Testé indépendamment et primé par les principaux laboratoires du secteur.
Devriez‑vous utiliser Tor ou un VPN ?
Un VPN convient à la plupart des usages quotidiens, et Tor peut être un meilleur choix lorsque l’anonymat est plus important que la vitesse de chargement des pages.

Quand devriez‑vous utiliser un VPN ?
- Navigation quotidienne, lorsque vous souhaitez que votre activité soit cachée à votre ISP sans sacrifier la vitesse de chargement.
- Wi‑Fi public dans les cafés, aéroports et hôtels, où un VPN peut réduire le risque d’interception de votre trafic.
- Streaming, jeux et gros téléchargements, que Tor est généralement trop lent pour gérer.
- Couverture de l’ensemble de l’appareil, quand vous voulez que le trafic de vos applications soit routé via le VPN et pas seulement une fenêtre de navigateur.
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Quand devriez‑vous utiliser Tor ?
- Recherche ou enquêtes sensibles, lorsque séparer ce que vous consultez de votre adresse IP domestique importe davantage qu’un chargement rapide.
- Des situations où vous ne voulez faire confiance à aucune entreprise, y compris un fournisseur VPN, pour conserver un historique de votre navigation.
- Accéder aux services .onion, qui n’existent que dans le réseau Tor et sont utilisés par des sites difficiles à trouver, des boîtes de dépôt sécurisées aux marketplaces du dark web.
- Contourner la censure. Lorsque Tor est lui‑même bloqué, des bridges Tor servent d’entrées non listées, plus difficiles à repérer et filtrer par un opérateur réseau.
Peut‑on utiliser Tor et un VPN ensemble ?
Vous pouvez exécuter les deux simultanément, et l’ordre dans lequel vous vous connectez change ce que chaque partie le long du chemin peut voir. Les utiliser ensemble n’apporte pas automatiquement une meilleure confidentialité. Le montage le plus pertinent dépend des parties de la connexion que vous voulez cacher à quels acteurs.
Tor sur VPN vs VPN sur Tor : quelle différence ?
Tor sur VPN signifie se connecter d’abord au VPN, puis ouvrir le navigateur Tor. Votre ISP voit une connexion à un serveur VPN, et le relais d’entrée Tor voit le serveur VPN au lieu de votre adresse domestique. Les applications VPN standard supportent ce cas sans configuration particulière.

VPN sur Tor inverse l’ordre en faisant transiter votre connexion VPN à travers le réseau Tor. Le relais d’entrée Tor voit toujours votre adresse IP réelle, et la destination voit votre serveur VPN. Peu de fournisseurs le proposent, et la configuration est plus complexe.
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Tor sur VPN |
VPN sur Tor |
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Ordre de connexion |
VPN d’abord, puis Tor |
Tor d’abord, puis VPN |
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Ce que voit votre ISP |
Une connexion au serveur VPN |
Une connexion au réseau Tor |
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Ce que voit le fournisseur VPN |
Votre adresse IP et que vous utilisez Tor |
Le trafic provenant d’un nœud de sortie Tor, bien que vos identifiants de compte continuent de vous identifier |
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Ce que voit le relais d’entrée Tor |
L’adresse du serveur VPN |
Votre adresse IP réelle |
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Ce que voit la destination |
Un nœud de sortie Tor |
Votre serveur VPN |
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Configuration |
Fonctionne avec des applications VPN standard |
Rarement pris en charge, et plus difficile à configurer |
Aucun montage n’est universellement meilleur. Le compromis dépend des parties de la connexion que vous souhaitez garder privées vis‑à‑vis de votre ISP, du fournisseur VPN, des relais Tor ou de la destination.
Avez‑vous besoin des deux ?
La plupart des personnes n’ont pas besoin des deux. Ajouter un VPN modifie les parties qui peuvent voir différentes portions de la connexion et peut encore réduire les performances, mais n’apporte pas automatiquement un anonymat renforcé.
Les erreurs de configuration constituent un risque plus important. Une requête DNS qui sort du tunnel, ou une application qui ignore vos paramètres de proxy, peut divulguer votre adresse IP réelle sans que vous vous en rendiez compte. Pour la confidentialité Internet quotidienne, un outil que vous maîtrisez peut vous protéger mieux que deux mal configurés.
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FAQs
Tor est‑il un VPN ?
Non. Un VPN fait transiter votre trafic par les serveurs d’une entreprise unique, qui peut voir les sites que vous consultez. Tor utilise trois relais gérés par des bénévoles, de sorte qu’aucun relais unique ne connaît à la fois votre adresse IP et votre destination.
Tor masque‑t‑il votre adresse IP ?
Oui. Les sites que vous visitez via Tor voient l’adresse IP du nœud de sortie plutôt que la vôtre. Le nœud de sortie effectue la requête finale en votre nom. Votre anonymat peut toutefois se dégrader si vous vous connectez à un compte ou téléchargez des fichiers hors du navigateur Tor.
Tor est‑il légal ?
Tor est légal dans la plupart des pays, y compris aux États‑Unis et dans l’Union européenne. Certains gouvernements le restreignent ou le bloquent, et quelques‑uns considèrent son usage comme suspect. Ce que vous faites pendant que vous êtes connecté reste soumis au droit local.
Tor est‑il gratuit ?
Oui. Il n’y a ni frais ni formule premium. Les relais fonctionnent grâce à la bande passante offerte par des bénévoles et des organisations, d’où des capacités limitées.
