
Les périodes électorales entraînent souvent une forte activité et de nombreuses spéculations en ligne. Cela facilite la diffusion de contenus trompeurs et d’arnaques informatiques. Savoir repérer les contenus suspects et vérifier les informations peut aider à protéger vos comptes et vos données personnelles.
- Les périodes électorales génèrent un volume élevé d’articles, de publications sur les réseaux sociaux et de discussions en ligne, ce qui multiplie les occasions pour les arnaques et les contenus trompeurs.
- Les deepfakes, les infox (ou « fake news » en anglais) , les messages d’hameçonnage et les arnaques par usurpation d’identité peuvent tous paraître plus crédibles grâce à AI.
- Les contenus chargés d’émotion ou urgents méritent une vigilance particulière. Méfiez‑vous s’ils vous demandent de cliquer sur un lien, de télécharger un fichier ou de communiquer des informations personnelles.
- Vérifiez les informations importantes via des sources officielles et de confiance plutôt que de vous fier à un seul post ou message.
- Protégez vos comptes avec des mots de passe robustes, l’authentification multifacteur (MFA) et un logiciel de sécurité à jour pour réduire le risque de compromission.
Pourquoi les périodes électorales augmentent‑elles le risque de deepfakes, d’infox et d’arnaques en ligne ?
Les périodes électorales créent un environnement en ligne en mouvement rapide où les gens recherchent activement des informations de dernière minute et participent aux débats publics. Les informations évoluent vite et de nouvelles histoires apparaissent tout au long de la campagne.
Il devient parfois plus difficile de distinguer, au premier coup d’œil, les contenus fiables des contenus trompeurs ou frauduleux.
Cette activité accrue en ligne ouvre aussi davantage d’opportunités aux cybercriminels et autres acteurs malveillants pour exploiter l’intérêt du public. Des tactiques comme les images et vidéos générées par AI et les campagnes d’hameçonnage peuvent coexister avec des contenus légitimes, poussant les utilisateurs à cliquer sur des liens inconnus ou à croire des informations avant de les vérifier.
Les mêmes méthodes de diffusion de la désinformation sont courantes lors d’événements très médiatisés, comme de grands tournois sportifs ou des actualités de dernière heure. L’objet ici n’est pas la politique en soi, mais la compréhension des risques de cybersécurité qui surviennent quand un grand nombre de personnes recherche des informations en ligne, et la manière de s’en protéger.
Pourquoi AI augmente‑t‑il encore ces risques ?
L’intelligence artificielle ne crée pas forcément de nouveaux types de menaces en ligne. Elle rend cependant beaucoup de menaces existantes plus rapides et plus faciles à étendre, et elles deviennent souvent bien plus convaincantes.
Des tâches qui nécessitaient autrefois du temps ou des compétences techniques — rédiger des emails d’hameçonnage réalistes ou produire des vidéos convaincantes — peuvent maintenant être accomplies beaucoup plus rapidement et à grande échelle.
Ainsi, les utilisateurs peuvent rencontrer pendant les périodes électorales des formes plus sophistiquées de désinformation et d’arnaques en ligne. Les contenus générés par AI peuvent ressembler de très près à des messages ou médias légitimes, rendant l’apparence seule peu fiable pour juger de l’authenticité.
Plutôt que de changer la nature des menaces, AI les amplifie en renforçant leur réalisme et leur accessibilité. D’où l’importance de vérifier les informations au lieu de leur accorder automatiquement votre confiance.
Sous quelles formes l’information manipulée ou trompeuse peut‑elle apparaître pendant les élections ?
Vous pouvez rencontrer une grande variété de contenus trompeurs en ligne durant une période électorale. Cela va d’informations inexactes partagées par erreur à des contenus falsifiés de toutes pièces.
Il est utile de distinguer deux termes couramment utilisés :
- La mésinformation désigne une information fausse ou inexacte partagée sans intention de tromper.
- La désinformation renvoie à une information fausse délibérément créée ou partagée pour tromper.
Les deux peuvent rendre plus difficile l’identification d’informations fiables dans un environnement en ligne très dynamique.
Comment AI peut‑il être utilisé pour créer des contenus trompeurs ?
L’intelligence artificielle peut servir à créer de nombreuses formes de contenus trompeurs d’apparence réaliste.
La technologie peut être utilisée pour :
- Générer des images d’apparence réaliste
- Cloner des voix
- Produire des vidéos convaincantes appelées deepfakes
- Rédiger en quelques secondes des textes au rendu naturel
- Imiter la présentation d’emails ou de documents de campagne électorale
Ces outils peuvent servir à fabriquer des contenus qui semblent authentiques.
Tous les contenus manipulés ne sont pas forcément générés par AI. Des photographies retouchées et d’autres formes de contenus trompeurs existent depuis longtemps et peuvent être tout aussi mensongers.
L’idée principale est que l’apparence seule n’est plus un indicateur fiable d’authenticité. La méthode la plus sûre consiste à vérifier les informations importantes auprès de sources fiables et reconnues avant de les croire.
Quels types de contenus falsifiés ou trompeurs pouvez‑vous rencontrer ?
Les périodes électorales peuvent donner lieu à une grande diversité de contenus trompeurs en ligne. Certains sont entièrement inventés, d’autres mêlent informations réelles et images ou vidéos retouchées, ou présentent un contexte trompeur.
Comprendre les différentes formes que peut prendre ce contenu facilite la détection de ce qui mérite un examen plus approfondi.
Infox et contenus manipulés
Les contenus trompeurs peuvent inclure des articles d’infox, des titres sensationnels, des vidéos montées, des images altérées, des photos ou séquences recyclées d’événements sans rapport, ou des contenus authentiques présentés sans leur contexte d’origine.
Même des images ou vidéos authentiques peuvent devenir trompeuses si elles sont accompagnées de légendes ou d’affirmations inexactes. Des infox parvenant à se diffuser en ligne sont courantes, et 66 % des adultes dans une étude ont admis en avoir été exposés au cours de la semaine précédente.
Deepfakes, médias générés par AI et usurpation d’identité
AI peut produire des médias réalistes et même des identités en ligne fictives très convaincantes.
Le contenu manipulé peut paraître de plus en plus authentique, ce qui facilite la crédibilisation de messages mensongers.
Arnaques et menaces informatiques liées aux élections
Les arnaques liées aux élections utilisent souvent des contenus trompeurs : sites électoraux factices, emails usurpés ou autres formes d’imitation en ligne.
Parmi les autres risques figurent des codes QR malveillants, de fausses demandes de dons et des tentatives de vol d’identifiants. Interagir avec des contenus manipulés peut aussi exposer les utilisateurs à des risques de cybersécurité plus larges.
Pourquoi les contenus trompeurs se propagent‑ils si vite en ligne ?
Les plateformes en ligne permettent à une information d’atteindre des millions de personnes en quelques minutes. Un contenu peut rapidement devenir viral sur les réseaux sociaux.
Des événements qui évoluent rapidement et des mises à jour constantes rendent difficile la vérification de chaque publication avant qu’elle ne soit partagée. Une exposition répétée peut aussi donner une impression de familiarité à une information (même non vérifiée).
Les contenus trompeurs apparaissent souvent aux côtés de nouvelles et de débats légitimes, ce qui fait qu’il n’est pas toujours évident au premier abord quelles sources sont fiables. Une solide sécurité internet doit s’accompagner d’un esprit critique pour éviter de prendre les informations pour argent comptant.
Pourquoi le contenu trompeur est‑il facile à partager ?
Des titres accrocheurs et des publications émotionnellement engageantes incitent souvent à réagir rapidement. Les utilisateurs peuvent partager du contenu avant de vérifier son origine ou sa véracité.
Comment reconnaître un contenu manipulé et des arnaques liées aux élections ?
AI‑généré devient de plus en plus réaliste. Il est donc plus difficile de juger de l’authenticité à partir de l’apparence seule. Plutôt que de chercher à repérer si une image ou une vidéo est falsifiée, il est plus efficace de se concentrer sur la source, le contexte et sur le fait que le contenu vous demande ou non d’effectuer une action. La pression pour cliquer sur un lien ou partager des informations personnelles est un signal d’alerte.
La même méthode aide aussi à identifier les tentatives d’hameçonnage et autres menaces en ligne qui pullulent pendant les périodes électorales.

Quels signes d’alerte doit‑on repérer ?
Surveillez ces signes courants :
- Des liens ou adresses web suspects qui ne correspondent pas au site officiel.
- Un langage chargé d’émotion visant à provoquer une réaction immédiate.
- Des demandes inattendues de connexion ou de paiement.
- Des messages provenant d’expéditeurs inconnus ou de comptes inhabituels.
- Des affirmations impossibles à rattacher à une source fiable.

Une image d’apparence professionnelle ou une vidéo réaliste ne doivent pas être considérées comme la preuve que le contenu est authentique. Un scepticisme raisonnable est souvent plus efficace que la recherche d’imperfections techniques.
Comment vérifier des informations liées aux élections ?
Tâchez toujours de remonter une information importante à sa source originale plutôt que de vous fier à des reposts ou des captures d’écran. Comparez les affirmations significatives avec les informations publiées par les autorités électorales officielles et par des organes de presse établis. Vérifiez toujours que les adresses web et les comptes en ligne sont authentiques avant d’interagir avec eux.
Si une information est floue ou largement contestée, les organisations de vérification des faits indépendantes peuvent souvent fournir un contexte additionnel et expliquer ce qui a été confirmé.
Comment la désinformation électorale peut‑elle mener à la cybercriminalité ?
La désinformation électorale peut aussi exposer les utilisateurs à des risques de cybersécurité. Par exemple, des posts, messages ou sites trompeurs peuvent contenir des liens d’hameçonnage, des téléchargements malveillants ou des demandes d’informations sensibles. Interagir avec des liens, téléchargements ou sites malveillants peut entraîner la compromission de comptes, le vol d’identifiants, des infections par malware, le vol d’identité ou des fraudes financières.

Ces attaques peuvent mener à la compromission de comptes, au vol d’identifiants, à des infections par malware, au vol d’identité ou à des fraudes financières. Des comptes compromis peuvent ensuite servir à envoyer d’autres messages d’hameçonnage ou diffuser davantage de contenus trompeurs vers d’autres personnes.
L’éducation aux médias et à l'information (EMI) et la cybersécurité vont de pair. Vérifier une information avant d’agir, protéger vos comptes par des authentifications solides et réfléchir avant de cliquer sur des liens inconnus contribuent à réduire le risque de désinformation et de cybercriminalité.
Testé indépendamment et primé par les principaux laboratoires du secteur.
Comment rester en sécurité en ligne pendant les périodes électorales ?
Rester en sécurité pendant les périodes électorales consiste à combiner une vérification attentive des informations avec de bonnes pratiques et protections en cybersécurité. Prendre un moment avant de cliquer ou de fournir des informations personnelles peut empêcher qu’un contenu trompeur ne devienne le point de départ d’un hameçonnage, d’un malware, d’une compromission de compte ou d’autres menaces en ligne.
Ces habitudes sont utiles au‑delà des périodes électorales. Vérifier les demandes inattendues et traiter avec prudence les liens inconnus permet de réduire l’exposition aux arnaques financières, aux fraudes par usurpation d’identité, à la ingénierie sociale et à d’autres formes de cybercriminalité.
Comment vous protéger contre la désinformation électorale, les infox et les arnaques en ligne ?
Si quelque chose vous paraît inhabituel, marquez une pause avant d’y interagir. Quelques habitudes simples peuvent aider à réduire le risque d’être victime de désinformation ou de cybercriminalité :
- Cessez d’interagir avec les publications ou sites suspects tant que vous ne les avez pas vérifiés indépendamment.
- Évitez de cliquer sur des liens inconnus ou de télécharger des fichiers inattendus.
- Vérifiez les informations importantes auprès de sources officielles ou d’autres sources fiables avant de les partager ou d’agir.
- Signalez le contenu suspect à la plateforme au lieu de le transférer ou de le republier.
Comment renforcer votre sécurité numérique globale ?
De bonnes pratiques de cybersécurité vous protègent bien après la fin d’une période électorale.
- Utilisez des mots de passe robustes et activez l’authentification multifacteur (MFA) sur vos comptes importants.
- Maintenez votre système d’exploitation et vos applications à jour avec les derniers correctifs de sécurité.
- Soyez vigilant si des emails, SMS ou publications sur les réseaux sociaux inattendus demandent des informations personnelles ou des identifiants de connexion.
- Utilisez un logiciel de sécurité de confiance pour vous protéger contre l’hameçonnage, les sites malveillants et les malware.
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FAQs
Les deepfakes peuvent‑ils influencer la désinformation électorale ?
Oui. Les deepfakes peuvent rendre des contenus faux ou trompeurs plus crédibles, c’est pourquoi il est important de vérifier les affirmations majeures via des sources fiables plutôt que de se fier uniquement à une vidéo ou un extrait audio.
Les infox peuvent‑elles mener à de l’hameçonnage ou à des arnaques en ligne ?
Oui. Des contenus trompeurs peuvent être utilisés pour rediriger les personnes vers des sites factices, des pages d’hameçonnage ou des téléchargements malveillants.
Peut‑on faire confiance aux vidéos et images partagées sur les réseaux sociaux pendant les périodes électorales ?
Pas automatiquement. Les images et vidéos peuvent être montées, sorties de leur contexte ou générées par AI. Vérifiez la source originale et cherchez une confirmation auprès de sources fiables avant de les croire ou de les partager.
Que faire si vous avez partagé par erreur de la désinformation électorale ?
Si vous découvrez que vous avez partagé un contenu inexact ou trompeur, supprimez ou corrigez la publication si possible et diffusez des informations vérifiées à la place. Agir rapidement peut aider à limiter la propagation de la désinformation.
